mardi 26 août 2008

Objectile : Bernard Cache Patrick Beaucé


Atelier de design et d'architecture basé à Paris, Objectile conjugue ingénierie, mathématiques, technologie, philosophie, pour travailler à la création et à la production industrielle de formes courbes et variables à toutes les échelles : sculpture, design, mobilier, composants du bâtiment, architecture, urbanisme ou paysage. Objectile a mis au point un mode de production original, le logiciel Objectile sur la base de TOPCAD, qui permet de concevoir par calcul des formes courbes et variables, réalisées par des machines à commandes numériques. Le calcul permet en effet de concevoir des surfaces à courbure complexes dont les inflexions ne sont pas maîtrisables par la CAO traditionnelle. Des objets singuliers peuvent ainsi être produits industriellement : panneaux, claustra, éléments de mobilier, etc. Objectile a déjà réalisé pour la SNCF un modèle de guichet aux surfaces courbes qui peut être adapté à chaque situation. Leurs projets d'architecture développent de nouveaux espaces topologiques, où l'enveloppe et l'entrelacs se sont substitués à l'orthogonalité.

voir aussi la critique sur archi-art
De la standardisation de la non-standardisation
Objectile avec Living Factory-2003 nous présente un mobilier finalement assez pauvre issu de la tentative de la reconstitution d’une chaîne de production numérique dont l’effet est l’appauvrissement formel pour finalement un coût élevé. La standardisation de la non-standardisation s’appuie sur un rapport au temps, accélérer le temps d’usinage et le temps d’assemblage. Les tables d’Objectile s’usinent en 5 minutes et s’assemblent en 15 minutes. Un rapport au temps qui oublie au passage de la découpe des formes molles le rapport à l’économie du matériau. La découpe de l’ensemble de la table dans une même planche produit 2/3 de déchets. Comment alors imaginer l’utilisation d’un bois plus noble ? Comment expliquer une chaîne de production qui produit un plus grand volume de chutes que de produit commercialisable ? Les objets émanant du processus d’Objectile nous font penser à ce design IKEA, sans l’intelligence et les stratégies qu’un designer comme Starck a su apporter au design de grande consommation.
Vu à Beaubourg
voir aussi le livre aux éditions HYX

1 commentaire:

Anonyme a dit…

un peu nul la perte de matière non?